Tanzanie
Située au sud du Kenya, terre du Kilimandjaro et du Serengeti, la Tanzanie est une destination qui fait rêver, les amoureux de nature. C’est l’un des rares endroits au monde où vous pourrez admirer les « Big Five » : l'éléphant, le lion, le léopard, le buffle noir, et le rhinocéros.
Mais c'est aussi dans le parc du Serengeti que vous pourrez assister au spectacle époustouflant de la migration des gnous, des gazelles : ce sont des milliers de sabots qui retournent la terre des plaines pour conquérir des territoires et se reproduire.
Laissez vous gagner par la magie de ce pays aux multiples facettes.
Il serait dommage de ne pas profiter de votre séjour plongée pour partir à la découverte de ces parcs sauvages ou encore escalader le plus haut sommet d'Afrique qu'est le Kilimandjaro.
Afin que vous puissiez faire votre choix de safari, nous avons détaillé les différents parcs et réserves.
Afin que vous puissiez faire votre choix de safari, nous avons détaillé les différents parcs et réserves.
Le Parc National du Serengeti
Le Serengeti fait partie d’un des plus grands écosystèmes préservés de la planète, couvrant 25 000 km2 si l’on inclut la zone de conservation du Ngorongoro et le Masaï Mara. Inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, ce parc est le théâtre de la plus grande migration animale encore existante.
Les vastes plaines herbeuses du sud-est dont il tire son nom (en langue Masaï, Siringit veut dire « plaine sans fin ») couvrent un tiers de sa surface. Fertilisées par des cendres volcaniques il y a 3 ou 4 millions d’années, elles sont recouvertes d’une herbe rase riche en sels minéraux nécessaires aux gnous et zèbres lors de la mise bas. Les deux autres tiers fournissent des habitats différents à une faune extrêmement riche et variée : savane arborée dans le centre, collines boisées au nord et forêts galeries dans le corridor ouest.
Les saisons :
Comme toute cette zone, le Serengeti connaît une petite saison des pluies vers novembre et une grande saison des pluies de mars à mai. Mais comme c’est aussi la saison des naissances, cela ne veut pas dire qu’elle est moins intéressante, au contraire ! En fait, chaque partie du parc a une saison privilégiée, en rapport avec le passage de la migration :
- Le centre (Seronera) : intéressant toute l’année car abrite des populations résidentes d’herbivores et de prédateurs, particulièrement en saison sèche (de juillet à octobre) quand la migration est au Masaï Mara
- le Nord (Lobo) : à privilégier d’octobre à décembre, quand la migration entame sa descente
- le Sud-est (Barafu et Gol Kopjies) : idéal en janvier et février
- le Sud-ouest (Ndutu) : en février et mars, lorsque les troupeaux sont dans les vastes plaines avec leurs petits.
- l’Ouest (corridor de la rivière Grumeti) : en avril, mai et juin, la traversée de la rivière est un spectacle d’autant plus impressionnant que les crocodiles y sont énormes.
Les animaux fréquemment rencontrés et les espèces particulières :
Tous les animaux du nord de la Tanzanie y sont représentés et aisément observables, sauf les timides rhinocéros et quelques antilopes rares (gerenuk, hippotrague…) ;
La migration, avec ses 2 millions d’herbivores et son cortège de prédateurs est bien entendu le spectacle le plus marquant.
Les plus :
Il est particulièrement courant et aisé d’observer des scènes de chasse dans les grandes plaines.
Les moins :
Nous n'en voyons pas… si ce n’est que la piste principale qui traverse le parc du sud ou nord-ouest sert également de route pour les camions qui vont au lac Victoria.
Le Cratère du Ngorongoro
Le cratère fait partie de la vaste zone de conservation du Ngorongoro (9000 km 2) qui s’étend jusqu’au Serengeti. Contrairement aux parcs nationaux, cette zone bénéficie d’un statut autorisant les Masaïs à y vivre et à y faire paître leurs troupeaux. C’est ainsi qu’en saison sèche, vous verrez les troupeaux escortés par les bergers armés de lances descendre dans le cratère, au milieu d’une des plus grandes concentrations au monde de prédateurs, pour accéder au seul point d’eau permanent de la région, le lac Magadi : spectacle étonnant !
En arrivant en haut de la route qui mène au cratère, un arrêt vous permettra de découvrir le panorama magnifique de la caldera (formée par l’explosion du cône du cratère d’origine) intacte, parfaitement ronde, qui abrite les plaines où vivent 25 000 mammifères sur les 260 km 2, soit une densité équivalente à celle de la densité humaine en France…
Les saisons :
Le cratère est accessible et intéressant toute l’année. Lors de fortes pluies, les routes d’accès (descente et montée) peuvent devenir franchement sportives.
Les animaux fréquemment rencontrés et les espèces particulières :
Sans doute le parc le plus facile pour observer lions, guépards et hyènes. Presque toute la faune du nord de la Tanzanie y est représentée et seules les girafes et quelques espèces d’antilopes comme les damalisques et les bubales ne se risquent pas sur les bords trop escarpés du cratère.
C’est ici que vous avez le plus de chances de voir un rhinocéros ou un serval.
Les plus :
Le site exceptionnel de la caldera et la densité de la faune.
Les moins :
La fréquentation et la limitation à 6 heures consécutives dans le cratère, ce qui ne permet pas de profiter à la fois des heures les plus propices aux observations : le matin et de la fin d’après-midi.
Le Parc National de Tarangire
Le Parc de Tarangire (1360 km 2) s’étire tout en longueur le long de la rivière dont il tire son nom. Principalement constitué de collines plantées de buissons, acacias et baobabs (les seuls des parcs du nord de la Tanzanie !), il offre aussi d’immenses zones de marais qui restent verdoyantes toute l’année et même une plaine surnommée « le petit Serengeti ».
Cette variété de paysages et d’habitats explique la grande variété de la faune.
Les saisons :
La meilleure période pour visiter ce parc va de juin à novembre : la rivière Tarangire, jamais complètement à sec, concentre la faune de toute la région et les herbes rases n’offrent pas de bonnes cachettes aux animaux.
Après la saison des pluies, les herbes deviennent très hautes et, si les éléphants s’en régalent, les herbivores tels que les zèbres ou les gnous ne peuvent pas la brouter. Ils partent donc massivement vers le nord (Manyara et région du Ngorongoro), entraînant avec eux une partie des prédateurs.
Les animaux fréquemment rencontrés et les espèces particulières :
Si Tarangire est particulièrement connu pour son importante population d’éléphants y résident à l’année, l’ensemble de la faune tanzanienne y est représenté.
Possibilité de voir des oryx, des koudous, des gérénuk (gazelle-girafe) et, avec de la chance, des lycaons.
Les plus :
Les superbes paysages vallonnés avec des baobabs, l’accès facile depuis Arusha ou Manyara, la fréquentation très modérée.
Les moins :
Les mouches tsé-tsé (surtout en saison humide), les herbes très hautes en saison des pluies qui rendent la recherche des animaux difficiles.
Le Parc National du Lac Manyara
Le parc s’étire tout en longueur (330 km 2) limité d’un côté par l’escarpement rocheux de la faille du rift et de l’autre par le lac proprement dit, qui en occupe les 2/3. Bien que de petite taille, il propose des habitats très variés :
- la dense forêt d’entrée qui abrite de nombreux singes (notamment babouins et singes bleus)
- la zone de broussaille et de forêt plus clairsemée où vous trouverez les fameux lions qui grimpent aux arbres (certainement pour échapper aux mouches)
- la plaine alluviale des bords du lac où se concentrent les troupeaux d’herbivores.
A l’extrémité sud du parc, des sources d’eau chaude comportant des composants chimiques offrent une superbe palette de couleurs.
Les Saisons :
Ce parc est accessible toute l'année.
Les animaux fréquemment rencontrés et les espèces particulières :
Manyara est bien sûr connu pour ses lions qui montent aux arbres. Les signes bleus sont plus rarement observés ailleurs.
Les plus : La facilité d’accès et les faibles distances qui permettent d’en voir la plus grande partie en une demi-journée.
Les moins : la nécessité de faire un aller/retour sur la même piste principale
La Réserve de Selous
Les 55 000 km2 de Selous en font la plus grande zone protégée d’Afrique. Mais seuls 10 % au nord sont réservés aux safaris d’observation, le reste étant loué à des compagnies de chasse privée (que vous ne croiserez jamais mais qui jouent un rôle important dans la gestion de ces zones reculées).
Très boisée, elle est traversée par la rivière Rufiji qui alimente tout un chapelet de lacs. Un réseau de pistes relie ces lacs où les animaux viennent se désaltérer à la saison sèche.
La concentration d’animaux est grande et pourtant, à cause de la végétation et parce qu’ils sont restés farouches, les observations sont plus difficiles que dans les parcs du nord. Mais les visiteurs sont également infiniment plus rares (pas plus de 2 à 3 % des voyageurs en Tanzanie), la sensation d’être un aventurier est intacte…
Les ramifications de la rivière Rufiji et ses nombreux éléphants, hippopotames et crocodiles rappellent certains paysages du delta de l’Okavango.
Les Saisons :
C’est à la saison sèche (de juin à novembre) que vous verrez un maximum d’animaux car ils se rassemblent autour des points d’eau et sur les rives de la rivière.
La petite saison des pluies (décembre à février) est intéressante car les paysages, qui viennent de reverdir, sont magnifiques.
Par contre de mars à mai, la plupart des pistes sont impraticables et de nombreux hébergements ferment.
Les animaux fréquemment rencontrés et les espèces particulières :
Eléphants, hippopotames et crocodiles peuplent en grand nombre les rives de la rivière Rifiji.
Vous aurez de grandes chances de voir une famille de lions chasser et dévorer leur proie car ils ont ici l’habitude de chasser de jour, à l’affût.
Le Selous abrite la plus grande population de lycaons d’Afrique et les amateurs d’oiseau seront à la fête.
Les plus :
La possibilité de faire des safaris en bateau sur la rivière ou à pied pour une approche différente des animaux
Les moins :
L’éloignement qui oblige à emprunter des vols et donc ne permet pas d’avoir un véhicule privatif avec chauffeur francophone
La densité de la végétation qui rend l’observation des animaux plus difficile











